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Enquête sur les violences sexuelles et sexistes dans l'Enseignement Supérieur

Paye to IEP (2019)

Une initiative venant des Instituts d’Etudes Politiques (IEP - 2019) intitulée “paye ton IEP” a été diffusée sur Facebook : un Google Form propose deux questions “De quel IEP venez-vous ?” et “Votre témoignage”. L’objectif de ce questionnaire est avant tout d’obtenir des anecdotes et des témoignages qui seront diffusés secondairement sur les réseaux sociaux pour souligner l’existence de violences sexuelles au sein des IEP.

Violences sexuelles au cours des études de médecine

Le Dr. Line Zou Al Guyna a publié une thèse de médecine fin 2018 portant sur les violences sexuelles subies par les externes d’Ile de France (Zou al Guyna, L.  2018.  Violences sexuelles au cours des études de médecine : Enquête de prévalence chez les externes d’Ile-de-France. Thèse de Doctorat de médecine. Université Pars-Diderot) Les résultats sont alarmants comme le souligne un article récent du Quotidien du médecin puisque “Trente pour cent de l'ensemble des externes franciliens (dont 38,5 % des étudiantes) ont vécu au moins une situation de violence sexuelle.”

Virage-Universités

Cette étude de référence constitue un excellent socle statistique et socio-démographique. Elle exploite les résultats d’une enquête soumise aux étudiant.e.s inscrit.e.s dans 4 universités : Panthéon Sorbonne, Paris Diderot, Strasbourg, Bretagne Occidentale. Les résultats de l’enquête indiquent notamment qu’un tiers des femmes et un quart des hommes ont déclaré au moins un fait de violence. Les auteurs soulignent une réelle difficulté des étudiants à s’associer à ce type de démarche : plus de 92% d’entre eux, malgré des relances et un fort soutien institutionnel ne se sont pas connectés sur le site de l’enquête et seulement 4,4% des femmes et 2,7% des hommes ont répondu au questionnaire dans son intégralité.

Association Femmes Ingénieures

Cette enquête a été conduite sur 1554 élèves issus d’écoles d’ingénieurs (920 filles et 634 garçons de plus de 90 établissements français) au printemps 2016. Les auteurs soulignent dans leurs conclusions que si les étudiants n’observent que rarement des propos sexistes de la part des enseignants et de l’administration, il existe « une banalisation alarmante du sexisme entre élèves [violences verbales sexistes et sexuelles] ». Il existerait par ailleurs un tabou et un silence sur les agressions sexuelles :

  • 10% des filles déclarent avoir été victimes d’une agression sexuelle sur le campus

  • 5,7% ont déclaré avoir été victime d’une agression sexuelle ou d’un viol

  • 23% des filles victimes de violences sexuelles ou sexistes n’en ont parlé à personne.

Cette enquête confirme enfin que les représentations sur la sexualité et les violences sexuelles sont encore très sexistes. Certains de ces constats semblent directement associés au niveau de mixité des établissements.

CLASHES (collectif de lutte contre le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur)

Le CLASHES propose sur son site une section « témoignage » dans laquelle les étudiant.e.s victimes de violences sexuelles peuvent laisser un commentaire. Ce dispositif contribue à la caractérisation des violences, à la libération de la parole et à une meilleure appréhension des contextes dans lesquelles elles surviennent.

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